Mangeoire, top départ !

Cette année, une longue période très ensoleillée a permis aux oiseaux de parfaire leur silhouette grassouillette pour affronter l’hiver. Un léger refroidissement a ensuite pris le relais sans pour autant figer la nourriture, laissant aux piafs la possibilité de se régaler de baies et graines sauvages. Il nous a donc fallu patienter…

Ce week-end, dame nature a enfin recouvert d’un manteau de neige une grande partie de la nourriture disponible, donnant, sans équivoque, le top départ du nourrissage qu’il ne faudra pas interrompre jusqu’au printemps prochain.

Aider les oiseaux à passer l’hiver n’a que peu d’intérêts, si c’est pour participer davantage à la déforestation du bout du monde, et au dérèglement climatique : alors faites simple et local, c’est l’idéal.

On met quoi dans la mangeoire à oiseaux ?

Des noix et noisettes récoltées au cours de vos balades d’automne donnant un but à ces promenades lorsqu’on a du mal à s’extirper de nos maisons trop douillettes pour aller prendre l’air.

Du tournesol, local, de préférence bio, acheté à l’agriculteur du coin, ou à la LPO. Ainsi, cette action n’aidera pas que les oiseaux du jardin mais participera à une économie locale qui a du sens.

Aider les oiseaux à passer l’hiver, c’est observer la nature pour comprendre ses besoins et faire le tri parmi une offre de plus en plus diversifiée qui n’engraisse pas seulement les oiseaux…

Naturellement, les oiseaux sédentaires se sont adaptés à une modification de leur régime alimentaire l’hiver, contraints, par les conditions climatiques, à faire sans apports carnés. Respectons ce cycle naturel. Un peu comme aujourd’hui il ne nous viendrait pas à l’idée de manger des tomates en hiver, il est contre nature de donner des vers de farine déshydratés et de la graisse animale à nos petits protégés ailés en cette période. En fait, ne faisons pas rentrer la nature dans notre société de consommation mais au contraire rapprochons-nous d’elle, pour revenir à l’essentiel.